Si les records de ventes de 2007 ne sont pas encore atteints, le marché immobilier résidentiel a retrouvé une activité d’avant la crise. Cette reprise en volume s’accompagne d’une hausse des prix dans le neuf comme dans l’ancien.
Au début de l’été, les chiffres les plus contradictoires sur l’évolution du marché immobilier ont circulé. Hausse vertigineuse pour certains, marché stable pour d’autres ; il est bien difficile de s’y retrouver. La FNAIM, qui publiait des données statistiques basées sur les compromis de vente, nous permettait de disposer d’un indicateur avancé sur les statistiques INSEE/ Notaires établies à partir des actes authentiques (avec de 3 à 4 mois de décalage).
Les récentes déclarations du ministère du logement, visant à mettre de l’ordre dans la statistique immobilière en privilégiant les chiffres officiels des notaires, ont amené une certaine confusion dans les réseaux immobiliers. Ainsi, les chiffres de la FNAIM qui sortaient avec une belle régularité, chaque mois et chaque trimestre, sont publiés avec retard, voire pas du tout…
C’est par conséquent à partir des données publiées par "Notaires de France" que ce numéro a été élaboré, en espérant que les mois à venir vont nous permettre de disposer de données fiables suffisamment tôt pour anticiper les évolutions du marché et ne pas seulement les subir !
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Pour le Notariat et l’INSEE, à la fin du premier semestre 2010, le marché immobilier résidentiel ancien a retrouvé une activité d’avant la crise même si les volumes ne sont pas encore ceux des meilleures années.
Dans leur note de conjoncture du 28 juillet, les notaires de France constatent une augmentation des prix, en variation sur les 12 derniers mois, de +1,4 % pour les appartements et de +1,2 % pour les maisons.
Les chiffres des notaires sont donc sensiblement meilleurs que la prévision de la FNAIM, publiée en avril 2010, qui tablait sur une baisse des prix, sur la même période, de l’ordre de 1,4 %. Après la chute vertigineuse des ventes de la fin 2008 et avec un indice de confiance des ménages qui ne cesse de se dégrader, il y avait pourtant de quoi être inquiet.
La reprise du marché semble due à deux facteurs :
Toutefois, la reprise du marché au début 2010, à la différence de la chute de 2009, n’est pas uniforme. Ainsi, les départements du Centre Ouest et de l’Est (à l’exception de l’Yonne et de la Côte d’Or) attendent toujours une amélioration du marché.
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Les chiffres prévisionnels de la FNAIM sont confirmés par les chiffres officiels pour ce qui est des disparités importantes qui existent d’une région à l’autre et, au sein d’une même région, d’une ville à l’autre. Ainsi, le prix du m² des appartements est en ce début d’année 2010 en croissance de 7,4 % à Montpellier et en diminution de 7 % à Limoges.
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Le volume des ventes de neuf continue à augmenter et le prix au m² des logements collectifs a augmenté en moyenne de 6,8 % entre le 1er trimestre 2009 et le 1er trimestre 2010. Les notaires constatent une progression des accédants à la propriété dans le neuf, même si la part des investisseurs reste largement majoritaire (63 %).
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Pour les notaires, le marché de l’Ile-de-France devrait rester haussier et conduire, fin 2010, à retrouver le niveau des prix de fin 2008 pour les appartements. Le marché des maisons, bien que lui aussi en augmentation, reste en retrait. En Province, les prix devraient continuer à croître, mais deux fois moins vite qu’en Ile-de-France. Cette statistique masque des différences importantes entre les régions et les villes en fonction de leur attractivité et de leur dynamisme économique. Le volume des ventes pourrait atteindre, dès cette année, le chiffre de 700 000 au niveau national, bien au-dessus des prévisions les plus optimistes de fin 2009 qui tablaient, au mieux, sur 650 000 transactions.
Les professionnels constatent une progression de 3 % des permis de construire. L’évolution du marché dépendra de :
Fabien VOARINO
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