Les semis de printemps s’achèvent et on peut se dire que c’est maintenant à la nature de jouer. Espérons qu’une fois encore, elle saura se montrer généreuse, d’autant qu’avec la réduction du nombre de matières actives, il est maintenant devenu plus difficile de sécuriser nos rendements.
Composer avec la nature constitue la base de notre métier et c’est notamment pour cette incertitude là que nous l’aimons…
Avec nos amis viticulteurs, nous partageons la même attente, et tant que la fleur ne sera pas passée le doute demeurera face aux autres risques naturels.
Précédés par le pétrole qui repart vers des sommets et tirés par
une économie chinoise qui continue de donner le "La", les cours
des principales matières premières ont pratiquement doublé en
6 mois, excepté les produits agricoles. Est-ce un bien, est-ce un mal
pour nos productions ? Les optimistes diront que c’est un signe positif
et que la tendance nous entraînera vers le haut tôt ou tard...
Les autres affirmeront que rien n’est sûr, du fait des phénomènes spéculatifs qui polluent les échanges mondiaux et qu’il "vaut mieux" tabler sur les accidents climatiques subis par les autres pour faire décoller les cours…
Pour ce qui nous concerne, une fois notre travail de producteur bien fait, nous avons non seulement à nous intéresser à la commercialisation de nos produits, mais nous avons également, et plus que jamais, l’obligation de nous adapter.
Comme le montre plusieurs articles de ce CDER Infos, beaucoup d’entreprises disposent encore de marges de manoeuvre significatives pour réduire leurs charges de structure. Ce discours n’est pas nouveau, et nous savons que ce n’est pas facile, mais se poser la question peut se révéler utile…
N’hésitons pas à regarder objectivement où nous en sommes par rapport aux entreprises les plus performantes, sélectionnons les postes significatifs sur lesquels l’action que nous envisageons produira le plus d’effet, et enfin, déroulons le plan d’action adéquat. C’est en procédant ainsi que nous conforterons une ligne de résistance à la volatilité
des cours. L’expérience nous a montré qu’il fallait d’abord compter
sur nous-mêmes et, en ces temps de doute et d’incertitude, il est sage de le faire
Le Président
Hervé JACQUINET
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