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CDER Infos n°186

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Economie

SOMMAIRE

 

Raisonner son investissement en matériel viticole

Lors de la 12ème édition des journées "Vignoble & Qualité", les spécialistes de CDER ont exposé l’approche du "coût de chantier" pour déterminer le seuil de rentabilité d’un matériel viticole.

Un poste de charge en hausse régulière

Depuis 1996, sur les exploitations viticoles champenoises, nous assistons à une hausse de 67 % des charges liées à l’amortissement du matériel viticole. Ce phénomène s’explique par une augmentation du rythme de renouvellement (matériel plus performant), mais aussi par des évolutions techniques rendues nécessaires par différentes réglementations.

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Déterminer son coût de chantier

Le calcul d’un coût de chantier permet de connaître le seuil de rentabilité économique pour un investissement. On peut ainsi, par exemple, répondre simplement à la question : ai-je intérêt à acheter un nouvel enjambeur ou à faire appel à un prestataire ?
Ce coût de chantier comprend aussi bien les amortissements, les frais financiers liés au financement de l’achat, les frais d’entretien, de carburant, d’assurance, que les frais de personnel. Il dépend également du nombre d’heures annuelles d’utilisation du matériel. Ces temps de travaux ramenés à l’hectare doivent tenir compte des "temps morts", très disparates d’une exploitation à une autre.
Prenons pour exemple un enjambeur équipé, avec une durée d’utilisation de 8 ans, une valeur d’achat de 142 500 € (150 000 € remisé à 5 %), et une moyenne d’utilisation de 41 heures par hectare (désherbage, traitements, écimage, rognage…). Nous obtenons les coûts de chantier suivants selon les surfaces travaillées :

3 ha 5 ha 8 ha
7 400 €/ha 5 000 €/ha 3 600 €/ha

Plusieurs stratégies sont donc possibles en fonction de la situation de chacun :
- conserver le matériel actuel plus longtemps,
- réaliser de la prestation à l’extérieur pour amortir le nouveau matériel sur une surface plus importante,
- faire appel à un entrepreneur,
- ou acquérir le nouveau matériel en commun.

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Définir clairement ses objectifs

La politique de renouvellement de son parc matériel doit se raisonner d’un point de vue économique, avec la détermination d’un seuil de rentabilité, et répondre à une stratégie d’entreprise. Avoir du matériel performant peut, par exemple, permettre de réaliser des gains de temps, et ainsi, être plus disponible pour prendre des responsabilités à l’extérieur. L’approche fiscale, parfois privilégiée, ne doit venir que dans un deuxième temps...

Bertrand TREPO

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