Véritable observatoire des ventes de Champagne chez les récoltants manipulants, le Bilan Commercial mis en oeuvre par CDER est un outil unique pour prendre le pouls de l’année 2009, année qui nous aura réservé quelques sueurs froides.
Souvenez-vous, sur le premier semestre 2009, CDER avait mené une
enquête sur les performances commerciales d’un échantillon de récoltants
manipulants. Les volumes expédiés étaient alors en baisse de 7,9 %
sur les 6 premiers mois de l’année.
A l’époque, nous avions noté que les commandes de plus de 200 cols s’étaient
faites plus rares. Elles ne représentaient en effet plus que 42 % en 2009 contre
56 % en 2008. Ceci démontrait la bonne santé de la clientèle particulière, et
laissait espérer que certaines commandes plus importantes n’avaient été que
repoussées pour des raisons de trésorerie des acheteurs.
| 2007 | 2008 | 2009 | |
| Nombre d'exploitations | 142 | 142 | 142 |
| Chiffre d'affaires HT | 476 355 | 498 289 | 482 167 |
| Bouteilles vendues | 43 785 | 44 442 | 42 536 |
| Prix HT | 10,61 | 10,96 | 11,11 |
Finalement, sur l’ensemble de l’année 2009, la baisse des ventes de notre échantillon n’aura été que de 4,3 %. Les volumes commercialisés sur le
second semestre auront donc permis de rattraper une partie du retard.
Ce chiffre est proche des - 4,7 % publiés par le Comité Interprofessionnel
des Vins de Champagnes (CIVC), pour les vignerons, sur l’année 2009.
Sur cette même période, le prix moyen a lui progressé de 1,41 % pour
passer de 10,96 à 11,11 € HT, ce qui ne permet pas de compenser la perte
de volume et explique un recul de 3,2 % du chiffre d’affaires sur un an.
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On le voit, sur un échantillon
représentatif de 142 exploitations
viticoles, l’année 2009 s’est achevée
sur une diminution du chiffre
d’affaires, mais celle-ci reste inférieure à 5 %.
Si les conjectures vont bon train sur
l’année 2010, il reste à espérer que
la reprise économique de certains
grands marchés du Champagne
permettra aux grandes maisons
de retrouver le chemin de la croissance à l’export. La tension sur le
marché français, principal débouché
des récoltants manipulants, se
trouverait ainsi relâchée et l’année
2010 pourrait réserver de bonnes
surprises.
Mais aujourd’hui, l’inquiétude
vient plutôt d’un tirage 2010
inférieur jusqu’à 30 % à celui de
2009, alors que le
recul des ventes de
Champagne s’élève
lui à 4,2 %. C’est
un vrai risque de
rupture de stock
qui plane sur certaines
exploitations.
Bertrand TREPO
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