Le marché immobilier français en 2009 est un marché singulier. Le nombre de
transactions recule de 20 % par rapport à 2008, le moral des ménages reste en
berne : pourtant, cela ne se traduit pas par un effondrement des prix.
Peut-on pour autant espérer une reprise dès 2010 ?
Selon la FNAIM, le quatrième trimestre
se traduit par une légère
reprise des prix du marché de
+ 0,4 % par comparaison avec le
trimestre précédent. La tendance
des prix sur l’année est par conséquence
modérément baissière,
avec une variation annuelle de
- 4,9 % sur 12 mois.
Toutefois, le mois de décembre est
baissier (- 0,9 %) après trois mois
de hausse depuis septembre.
Les prévisions de la FNAIM et des principaux réseaux d’agences immobilières, qui situaient en octobre la baisse prévisible entre 4 et 5 %, se trouvent vérifiées. Le marché est certes baissier mais résiste bien et plutôt mieux que chez nos voisins européens.
La baisse totale des prix sur les
deux dernières années est de l’ordre
de 8 %.
A la fin de l’année 2009, les prix
ont donc retrouvé leurs niveaux
observés en moyenne fin 2005.
On remarque toutefois :
- une baisse plus marquée pour
les maisons que pour les appartements,
- des écarts sensibles entre les
régions (-1 % en Ile-de-France
et -13 % en Champagne-Ardennes…).
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Le durcissement des conditions
d’octroi des prêts observé en 2008
n’a pas été reconduit en 2009.
Avec une forte baisse des taux
d’intérêt (en moyenne de 5,09 %
au quatrième trimestre 2008 à
3,79 % au quatrième trimestre
2009), combinée à la baisse des
prix d’acquisition, les conditions
d’accession à la propriété sont
excellentes.
La solvabilité des ménages s’établit,
fin 2009, à un niveau record depuis
15 ans.
Pour autant, le marché a été extrêmement
lourd au premier semestre
2009 et malgré un léger sursaut économie
à l’automne, le nombre de transactions
restera très en dessous de
600 000.
La confiance des ménages reste à
un niveau historiquement bas non
propice à la réalisation de projets.
La conjoncture immobilière est
perçue comme peu favorable aux
transactions immobilières tant à
l’achat qu’à la vente.
Dans les critères d’achat jugés comme importants par les Français, la performance énergétique est citée par 9 personnes sur 10.
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Au cours des 15 dernières années,
le marché immobilier a connu
4 périodes :
- Les années 1995 à 2000, marquées
par la baisse du chômage,
les premières baisses de taux et
une baisse des droits de mutation,
ont permis de passer de
500 000 à 750 000 transactions.
- Les années 2000 à 2004, en dépit
de conditions économiques
dégradées et grâce à la poursuite
de la baisse des taux, ont vu la
barre des 800 000 transactions être franchie et les prix augmenter
fortement.
- Les années 2004 à 2007, marquées
par des conditions de
crédit historiquement bonnes,
ont vu le nombre de transactions
se maintenir à des niveaux élevés et un ralentissement de la
hausse des prix.
- Enfin, la période 2007 à 2009,
touchée par la crise, se traduit
par un blocage de l’activité, avec
seulement 550 000 transactions,
mais aussi par une résistance à la
baisse des prix.
Fin 2009, les bonnes conditions de crédit, combinées à la baisse des prix et à la progression du revenu des ménages, constituent un puissant facteur de soutien à la solvabilité de la demande.
Pour autant, une hypothèse de hausse importante des prix semble devoir être écartée, compte tenu du moral de nos concitoyens et des perspectives
de croissance.
Le scénario d’une baisse des prix est, lui aussi, peu probable et sera directement
corrélé à l’évolution des taux qui pourraient se tendre dans les
mois à venir.
Dans ce contexte, une évolution des prix comprise entre 0 et -3 % est
envisageable pour 2010, les plus optimistes tablant même sur une hausse
de l’ordre de 3 %.
Cette relative stabilité ne devra pas occulter les évolutions contrastées
selon les régions, communes et emplacements.
Si les conditions de crédit restent favorables, le nombre de transactions
pourrait franchir la barre des 600 000 en 2010, ce qui restera modeste en
comparaison des chiffres constatés dans les années 2000.
Le véritable rebond est donc vraisemblablement pour plus tard : 2011 voir 2012…
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Les prix continuent leur glissade de façon sensiblement plus marquée que la moyenne nationale.
| Prix du m² à la vente | 3ème trimestre 2009 |
4ème trimestre 2009 | % de variation du trimester | % de variation annuelle moyenne |
| Metz | 2 014 |
1 995 |
- 0,95 % |
- 8,60 % |
| Nancy | 2 039 |
2 052 |
+ 0,64 % |
- 4,00 % |
| Troyes | NC | 1 660 | NC | -10,40 % |
| Prix du m² à la location |
% variation annuelle |
Rentabilité brute moyenne en % |
|
| Metz | 9,68 |
1,8 |
5,8 |
| Nancy | 9,91 |
3,3 |
5,8 |
| Troyes | 9,68 | 5,8 | 7,0 |
Fabien VOARINO
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