Volatilité des prix, bilan de santé de la PAC, nouvelle PAC 2013, Grenelle de
l’environnement, crise… Mais aussi, croissance verte, 3 milliards d’humains à nourrir
en plus d’ici 2050… Vous l’avez bien compris, vous êtes des acteurs incontournables
de ces changements.
"Face à ce constat, je fais quoi, moi, agriculteur ?": c’est à cette question que vous
avez répondu lors de notre dernière réunion des Rencontres du Conseil (réunions organisées en
janvier dernier pour nos
adhérents agriculteurs
abonnés au service Conseil).
Pour cela, vous avez émis beaucoup
d’idées, parfois classiques, souvent
originales.
Bien sûr, vous êtes conscients que
toutes ces choses ne se feront
pas sans modifications de votre
façon de travailler. Vous aurez aussi
besoin d’un "coup de pouce" de
la part des pouvoirs public (réglementation,
fiscalité, droit rural…)
pour mettre en oeuvre certaines
de vos propositions, surtout les
plus originales.
Vous pouvez aussi compter sur la
science qui cherche et est en train
de trouver des solutions pour le
futur qui satisferont les consommateurs
et les citoyens.
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Parmi les adaptations que vous proposez, il y a bien sûr les indémodables :
- Création d’une entreprise de
travaux agricoles ou paysagers,
- Création d’un atelier d’élevage,
- Création d’un accueil à la ferme
(location de salle, gîtes, chambre
d’hôtes).
- Regroupement du parc matériel
de plusieurs exploitations (CUMA,
copropriété, entraide…),
- Augmentation de la surface
cultivée.
Le changement d’orientation
de l’exploitation
- Agriculture intégrée,
- Culture sous couvert,
- Agriculture bio.
- Marché à terme,
- Vente directe à la ferme.
Il y a aussi les originales :
- Location de matériel avec ou
sans chauffeur,
- Regroupement dans lequel
chaque agriculteur a une spécialisation
(spécialisation des compétences…),
- Assolement commun (SEP, ...).
- Production d’OGM,
- Progrès scientifiques, agronomie
nouvelle.
- Société à l’IS (apport de capitaux
extérieurs),
- Achat d’usufruit temporaire (de
foncier, de parts sociales…).
- Photovoltaïque,
- Eolien,
- Biométhanisation (valorisation
des couverts d’automne,…),
- Production de biomasse (miscanthus…).
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Vous êtes tous majoritairement
conscients que l’image de l’agriculture
change et que cela va continuer.
Qu’il en est fini de cette
image sympathique du paysan à la
grosse moustache et au béret !
Pour se moderniser, l’agriculture
doit libérer ses différents métiers,
ceux qui serviront les consommateurs,
ceux qui fourniront les
industriels, ceux qui se rapprocheront
des citadins…
Cela consistera à utiliser toutes
ses capacités à remplir les caddies
de produits sains et abordables, à
fournir des molécules renouvelables à l’infini, à aider les autres
continents à nourrir leurs enfants.
Enfin, elle garantira cette ruralité,
creuset de la biodiversité.
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Hormis toutes ces idées,
traditionnelles ou novatrices,
ce qui ressort
de cette réunion, c’est
la capacité impressionnante
d’un groupe à
produire des idées.
Des idées…. Oui !
Mais surtout, les
argumenter et les
enrichir.
Faire qu’une idée, pour saugrenue
qu’elle était au départ, devienne
possible après l’échange et l’amendement
des membres du groupe.
La force d’un groupe est toujours
supérieure à la somme des individus
qui composent le groupe.
Vous souhaitez participer à un groupe de réflexion. N’hésitez pas à en parler à votre interlocuteur CDER.
Philippe BROHEZ
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