Nos 15èmes réunions de Bilan Commercial seront l’occasion de revenir sur les différentes stratégies en matière de promotion de "sa" marque de Champagne. Plusieurs exemples à travers le monde viticole seront présentés et apporteront des pistes intéressantes dans un contexte économique difficile.
Cet hiver, les Champagnes
ont particulièrement
afflué dans les rayonnages
des grandes surfaces, à des prix pouvant parfois
défier toute concurrence.
La conséquence ? Les Champagnes
de vignerons - considérés il n’y a
pas si longtemps comme l’entrée
de gamme de la planète viticole
champenoise - sont devenus des
produits plutôt bien valorisés.
Ainsi, le vignoble aurait perdu
la guerre des prix en 2009 ?
Qu’importe !
En réalité, cette guerre ne devrait
pas être celle des vignerons champenois.
Au contraire, le terrain de
bataille qui s’ouvre devant eux
est celui de la valorisation de leur
image, de leur identité, de leur
marque.
Un article du Code de la Propriété
intellectuelle définit la marque
comme "un signe distinctif susceptible
de représentation graphique servant à distinguer les produits ou services
d’une personne physique ou morale".
En d’autres termes, la marque offre
au client un point de repère bien
nécessaire dans les turbulences économiques actuelles.
Pour les consommateurs, cet ancrage doit être réaffirmé mais également développé et ses applications (packaging, communication,…) renouvelées pour répondre aux exigences du marché et résister à la pression tarifaire de la concurrence.
Face à la concurrence le questionnement
peut être multiple :
- Comment conserver une longueur
d’avance par rapport aux
autres effervescents ?
- Que penser du Cava espagnol
qui propose des flaconnages de
prestige pour moitié moins cher
qu’une bouteille de brut ?
-
Comment imaginer un effervescent
de Loire vendu deux fois
plus cher qu’un Champagne avec
une progression constante en
volume de vente ?
Si, historiquement, le vignoble de
Champagne a proposé des marques
comme autant de "label de
qualité", il est désormais nécessaire
de poursuivre leur valorisation à travers l’image de marque.
Celle-ci relève de la communication
verticale, de l’entreprise vers
ses clients. C’est le résultat d’un
discours publicitaire, qui englobe
les médailles, le packaging et autres
outils de communication. L’image
de marque s’apparente donc à
l’image voulue par l’entreprise.
A l’occasion des réunions de Bilan
Commercial, le service conseil
viticole abordera les solutions à
envisager dès les prochains mois
pour optimiser la promotion de"sa" marque et rester la référence
dans l’esprit du consommateur
au milieu d’un monde viticole en
effervescence.
Bertrand JUSTON
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