Les lois de finances vont être au coeur des discussions
parlementaires. Seul le projet de loi de finances pour
2010 est connu, le projet de loi de finances rectificative
pour 2009 n’ayant pas encore été communiqué.
Nous vous présentons les points les plus importants,
encore susceptibles de modification, du projet de loi de
finances pour 2010.
A compter du 1er janvier 2010, la taxe professionnelle
serait remplacée par une nouvelle
imposition perçue au profit des collectivités
territoriales, la contribution économique
territoriale (CET).
Cette contribution serait composée :
- d'une cotisation locale d'activité (CLA)
assise sur la valeur des immeubles (sur les
valeurs locatives foncières) ;
- d'une cotisation complémentaire (CC)
calculée sur la valeur ajoutée produite par
l'entreprise. Son taux serait variable selon
l'importance du chiffre d'affaires.
Le total de ces deux cotisations serait
plafonné à 3 % de la valeur ajoutée produite
par l'entreprise.
La valeur des matériels ne serait donc
plus prise en compte pour le calcul des
impositions.
Les exonérations actuellement applicables
en matière de taxe professionnelle (agriculteurs,
entreprises nouvelles, artisans)
seraient maintenues.
Actuellement, les plus-values sur valeurs
mobilières ne sont assujetties à l'impôt sur
le revenu et aux prélèvements sociaux que
si le montant annuel des cessions imposables
excède, par foyer fiscal, un certain seuil, fixé à
25 730 € en 2009.
A compter du 1er janvier 2010, ces plusvalues
seraient assujetties aux prélèvements
sociaux (CSG, CRDS et prélèvements
additionnels, soit 12,1 % au total) dès le
premier euro de cession.
De même, seraient assujettis aux prélèvements
sociaux les contrats d'assurance-vie en
unités de compte et dénoués par décès. Les
prélèvements seraient calculés sur les intérêts
capitalisés au jour du décès.
A compter du 1er janvier 2010, serait mise en
place une taxe carbone sur les carburants ou
combustibles (pétrole, gaz, charbon, fioul),
fixée à 17 € par tonne de CO2 émise.
Pour les ménages, un crédit d’impôt sur le
revenu serait instauré afin de compenser
cette taxe.
Ce crédit d’impôt serait fixé à 46 € pour une
personne seule, et à 92 € pour un couple.
Ces montants seraient portés à 61 € et
122 € pour les contribuables domiciliés dans
une commune non intégrée à un périmètre
de transport urbain.
Le malus automobile perçu lors de la délivrance des cartes grises de véhicules les plus polluants serait alourdi : à compter de 2011, les véhicules émettant plus de 150 grammes de CO2 par kilomètre entreraient dans le champ d’application du malus.
Emmanuelle MORTIER
[haut]