Le vignoble de Bourgogne est caractérisé par une multitude d’appellations, ce qui constitue une grande diversité. Parmi elles, le Chablis se révèle être une appellation tournée vers l’export. Aujourd’hui, ce vignoble connaît tout comme le Champagne une conjoncture économique difficile.
Le vignoble de Bourgogne compte
100 appellations avec cinq grandes
régions-phares de production :
- le Chablis,
- la Côte de Beaune,
- la Côte de Nuits,
- la Côte Chalonnaise,
- le Mâconnais.
Cette multitude d’appellations
constitue une des principales
problématiques dans la gestion
(54 Organismes de Défense et
de Gestion de l’AOC - ODG -
différentes), et le rassemblement
des viticulteurs.
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Avec 27 000 ha de vignes en
production, la Bourgogne produit
1,5 million d’hectolitres (60 % vins
blancs, 30 % vins rouges, 10 % vins
effervescents).
La cohabitation de toutes ces appellations
fait apparaître des écarts
importants en termes d’image et de
notoriété entre les vins.
Le Négoce possède 10 % du
vignoble et réalise 60 % des transactions.
Des rendements maximum sont
fixés par appellation mais ne
varient pas d’une année à l’autre.
En fonction de la conjoncture économique, seul le prix de vente
de la matière première fluctue.
Par exemple, le prix de l’hectolitre de
Chablis devrait être de 290 €/hl cette
année contre environ 500 €/hl l’an
dernier (- 42 %).
Au niveau économique, aujourd’hui,
la Bourgogne enregistre tout
comme la Champagne une baisse
significative de ses ventes à
l’export. Seul le Crémant continue
de progresser.
Cependant, l’arrivée de Champagne à prix promotionnel est à
craindre, ce qui induirait une forte
concurrence et se traduirait par un
repli des ventes.
Ce vignoble est accompagné par
le Bureau Interprofessionnel des
Vins de Bourgogne (BIVB) depuis
les années 1990. Il est composé de
deux grandes familles : le Négoce
et le Vignoble.
Le BIVB joue avant tout un rôle de
communication et d’information
sur les vins de Bourgogne et leur
actualité, il est une instance de
dialogue et d’échange.
Son budget annuel est d’environ
10 millions d’euros par an (prêt de
la moitié du budget du CIVC).
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Sur une aire d’appellation de 6 000 ha (17 % de l’appellation Champagne) dont 4 700 ha plantés, le Chablis
constitue la plus grande appellation bourguignonne. Le seul cépage autorisé est le Chardonnay. Il existe une échelle composée de quatre crus répartis selon le
terroir et l’exposition. Chaque cru a un rendement
spécifique variant de 54 à 60 hl/ha ce qui représente
au maximum 7 800 kg/ha.
Les prix de vente du foncier varient de 100 000 €
par hectare à 1 million d’euros par hectare dans les
Grands Crus. Les transactions y sont toutefois très
rares.
Environ 70 à 80 % de la production de cette appellation
sont exportés. Comme pour le Champagne, le
principal pays importateur est l’Angleterre. Le
Chablis a enregistré sur le trois premiers mois de
l’année 2009, un recul de ses ventes de plus de
40 %.
Mais l’objectif de l’appellation ne change pas : au
premier rang des vins blancs de France, le Chablis est
résolument une appellation tournée vers l’export.
Mélanie LENGAGNE
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