Les derniers chiffres publiés par la FNAIM semblent indiquer un ralentissement de la baisse des prix enregistrée depuis le début de l’année 2009. Toutefois, le nombre de transactions est toujours en net recul et le moral des ménages ne s’améliore pas malgré des conditions d’accès au crédit objectivement favorables.
Si la tendance des prix sur l’année
est toujours baissière (-7,8 % sur
12 mois), le troisième trimestre
se traduit par une baisse limitée à
1 % par comparaison au trimestre
précédent.
Le mois de septembre est
caractérisé par une quasi stabilité
des prix (+0,1 %) par rapport au
mois d’août selon la fédération des
agents immobiliers.
Alors qu’en juillet, agents immobiliers
et notaires tablaient sur
une diminution des prix de l’ordre
de 10 % pour l’année 2009, dans
sa dernière note de conjoncture,
la FNAIM privilégie un scénario à
seulement -5 %.
Les derniers chiffres indiquent
toujours une tendance plus lourde
pour les maisons (-8,6 %) que pour
les appartements (-7 %), mais les écarts tendent à se réduire.
Si certains marchés restent
résolument orientés à la baisse
comme dans le sud (-14,3 % sur
les 12 derniers mois), d’autres
résistent mieux (seulement -4 %
dans le sud ouest).
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La détente importante des taux
des crédits immobiliers, de l’ordre
de 130 points de base depuis
novembre 2008, permet de
raccourcir de façon significative la
durée des emprunts.
Ainsi, les mensualités associées à
un capital emprunté, compte tenu
de la baisse des prix, atteignent
désormais un niveau inférieur de
10 % à celui observé à la fin de
2007.
La solvabilité des ménages
s’apprécie en conséquence de
façon spectaculaire pour retrouver
son niveau de 2002.
Pour autant, la morosité l’emporte
en cette période de crise économique
: si 61 % des Français
pensent que la période n’est pas
favorable à l’acquisition d’un bien,
et près de 90 % estiment qu’elle ne
l’est pas pour la vente…
En tout état de cause, les taux
d’intérêt actuels restent, dans
l’esprit des français, un frein à
l’achat puisque près de 60 % les
trouvent trop élevés.
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Si l’évolution des prix semble
indiquer une résistance du marché
immobilier, l’activité n’est toujours
pas au rendez-vous, même si la
FNAIM parle de "léger sursaut" au
début de l’automne.
Ainsi, la production de crédit est
toujours en fort recul au troisième
trimestre 2009. Elle s’établit sur
12 mois à -22 % contre -30 %
au cours des deux derniers
trimestres.
La situation reste donc fragile
et l’optimisme de la FNAIM est
contesté par certains analystes qui
tablent sur la nécessité d’une
nouvelle baisse des prix pour
redonner sa vigueur au marché.
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Parmi les raisons qui pourraient
inciter les acquéreurs potentiels à passer à l’acte, les enquêtes
réalisées plébiscitent les facilités
de crédit : déduction fiscale
des emprunts, prêt à taux zéro,
assouplissement des conditions de
crédit et taux bas…
On peut se demander ce que
pourront faire les pouvoirs publics
avec un budget de crise.
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Malgré la baisse des taux des
crédits immobiliers, les conditions économiques générales et l’état du
moral des français ne laissent pas
présager une reprise significative
du marché en 2009.
Dans un marché restreint en
volume, l’évolution des prix sera à
analyser avec prudence, au risque
de sous évaluer le potentiel baissier
dans les mois à venir.
Il est sans doute illusoire d’attendre
des mesures d’incitations fiscales
ou financières de la part des
pouvoirs publics et les taux
d’intérêt ne paraissent pas devoir
encore diminuer.
En conséquence, c’est le marché qui devra se réguler et cela ne pourra se faire qu’au travers d’une baisse des prix dont le niveau et la durée sont aujourd’hui bien difficiles à prévoir.
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Les prix continuent leur glissade de façon sensiblement plus marquée que la moyenne nationale.
| Prix du m² à la location | % variation annuelle | Rentabilité brute moyenne en % | |
| Metz | 9,69 | 2,5 | 5,8 |
| Nancy | 9,80 | 2,6 | 5,8 |
| Reims | 10,17 | 2,6 | 5,8 |
Source FNAIM (chiffres 2ème trimestre pour Reims)
Fabien VOARINO
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