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Bulletins de liaison n°181

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Economie

SOMMAIRE

Conjoncture viticole : anticiper des remous certains !

En ce début d’année 2009, les expéditions de Champagne ne pétillent plus !
CDER vous propose de parler d’avenir. L’anticipation reste un anti-crise puissant.

Les chiffres des ventes de Champagne de janvier et février 2009 sont fortement en baisse (34 %) par rapport à 2008. Cela représente l’équivalent de 12,6 millions de bouteilles !
Les marchés de l’Union Européenne et des pays tiers sont le plus lourdement touchés par ce retournement de situation.
Pourtant, rappelons-nous le graphique (ci-dessous) avec l’évolution des ventes de Champagne et le potentiel de production. Un rythme de croissance des expéditions comme celui observé en 2006 ou 2007 était intenable.

Toutefois, soyons rassurés, les fondamentaux champenois restent solides :

  • Organisation de la filière au travers de l’interprofession,
  • Amélioration continue de la qualité du produit et de son environnement,
  • Un produit connu et reconnu dans le monde entier grâce notamment à une seule et même appellation.

Dès que l’économie mondiale aura retrouvé la raison, la Champagne reprendra sa marche en avant et ses expéditions décolleront à nouveau.

A quel moment cela se passerat-il ?
Les économistes ont chacun leur avis, mais aucun ne converge vers la même analyse. Alors préparons nous à quelques remous et, pour la durée, seul l’avenir nous le dira.
A l’inverse, ce qui est devenu certain, c’est le "retour" sur le marché français de volumes importants non vendus à l’export. Acculés par les échéances de paiement de raisins de la vendange 2008, certains opérateurs sont contraints à de telles manoeuvres. Ce retour se fait à des prix défiant toute concurrence et cela pourrait s’amplifier dans les mois à venir. Ainsi, ce qui était jusqu’à présent exceptionnel (des bouteilles à 10 € en grandes surfaces) risque de devenir une habitude…

Les ventes des vignerons pouvaient s’en trouver fortement affectées dès cette année. L’impact sera très variable en fonction de l’anticipation de chacun et de l’adaptation de sa stratégie commerciale.
Seule certitude : l’appellation 2009 sera inférieure à celle de 2008 et sans déblocage. La diminution de revenu, qui sera constatée en 2010 pour les clôtures 31 juillet, aura bien lieu.

2010 sera donc une année charnière, où il faudra régler les prélèvements sociaux et fiscaux basés sur les revenus 2009 (ceux issus de la belle vendange 2008 pour les clôtures 31/07), avec des rentrées moindres.

Plus que jamais, l’anticipation est "reine". Elle doit se travailler principalement sous deux angles :

  • Economique : afin de mesurer l’impact du niveau d’appellation et des méventes à venir sur votre entreprise pour prendre les bonnes décisions.
  • Commercial : adapter votre stratégie commerciale à la nouvelle situation pour renforcer et sécuriser vos marchés.

Frédéric BIANCHINI

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