L’installation des Jeunes Agriculteurs ou Viticulteurs constitue une politique publique volontariste réaffirmée au travers du nouveau dispositif. Les contraintes démographiques et la diversité des profils des jeunes obligent à adapter l’attribution des aides au regard des besoins actuels et futurs de notre société.
Près de 30 000 exploitants
vont quitter le métier
chaque année durant les
10 prochaines années. Il
est indispensable de saisir cette
opportunité et de permettre à
des jeunes de s’installer dans de
bonnes conditions sur les exploitations
libérées.
Ce renouvellement de génération
implique l’ouverture à des
jeunes de milieux diversifiés et
attirés par un métier au contact
de la nature. Si l’agriculture devient
très diverse, il en est de même du
profil des futurs jeunes candidats à
l’installation.
Le nouveau dispositif d’installation,
qui remplace le parcours de
l’installation de 1995, prend en
compte ces nouvelles dimensions.
Il est basé sur la personnalisation
du parcours.
Le dispositif des aides ne subit pas de modifications majeures. Par
contre, l’acquisition de la capacité professionnelle se trouve modifiée en
profondeur.
Elle s’acquiert par une formation initiale validée par un diplôme et un Plan
de Professionnalisation Personnalisé dans lequel est inclus un stage de
21 heures.
Le stage de six mois en exploitation et le stage de 50 heures, préparatoires à l’installation, disparaissent du dispositif.
Sur la base de l’autodiagnostic remis par le Point Info Installation (PII), le jeune va rencontrer deux conseillers du Centre d’Elaboration du Plan de Professionnalisation Personnalisé (CEPPP) :
Le Plan de Professionnalisation
Personnalisé (PPP) est un ensemble
de préconisations. Il permet à tout
candidat aux aides à l’installation
en agriculture de se préparer au
métier de responsable d’exploitation
agricole.
La formation minimum pour les
candidats nés après le 1er janvier 1971
est un diplôme de niveau IV (bac),
pas obligatoirement agricole.
Dans ce dernier cas, l’acquisition
de la capacité sera progressive
et le PPP l’obligera vraisemblablement à réaliser une formation
complémentaire.
Le Plan de Professionnalisation
Personnalisé est agréé par le préfet.
Les actions prévues ne peuvent
démarrer qu’après cette étape. Le
jeune dispose de trois années pour
les mettre en place.
Les actions de formation décidées
lors de l’entretien avec les deux
conseillers sont adaptées au profil,
aux expériences et au projet du
jeune.
Les formations seront innovantes
et les stages offriront de la diversité
et de l’ouverture : stages en
exploitation ou dans d’autres types
d’activité, stage à l’étranger…
Une fois les actions réalisées, le
préfet valide le Plan de Professionnalisation
Personnalisé.
Le parcours d’installation peut se
poursuivre.
Ce nouveau parcours est mieux
adapté aux objectifs d’ouverture
du monde agricole et à la diversité
des profils des jeunes qui veulent
s’installer.
Cette diversité s’exprime tant dans
leur formation, leur expérience
professionnelle que dans les activités
qu’ils souhaitent développer.
Le projet du jeune sera au
coeur de ce nouveau dispositif
d’accompagnement.
Hervé DEMOURY
[haut]