La baisse du volume des transactions et des prix se poursuit malgré les mesures fiscales et la baisse des taux.
Au cours de l’année 2008, et particulièrement au second semestre, nous avons connu un effondrement des ventes, tous marchés confondus. Elles passent à 746 000 contre 929 000 en 2007, soit une baisse de 20 % (source Notaires de France).
Selon la FNAIM, la pression à la
baisse des prix de l’immobilier
ancien s’est confirmée au cours du
premier trimestre 2009. Mais elle
aura été moins vive que celles des
troisième et quatrième trimestres
2008.
Toutefois, cette résistance des prix
ne doit pas masquer la tendance à
la baisse amorcée en 2008 puisque
le marché intègre le recul des prix
du second trimestre 2008.
Ainsi, les transactions du seul
premier trimestre 2009 ont été
conclues à un niveau de prix inférieur
de 9,8 % par rapport aux
ventes du premier trimestre 2008.
La variation est plus marquée pour
les maisons que pour les appartements.
Le constat est le même sur
l’ensemble du territoire. La baisse
atteint même 11 % en Ile de France
et 13 % dans le Sud Est !
Pour les notaires, le volume des
ventes dans l’ancien devrait de
nouveau diminuer en 2009 dans les
mêmes proportions qu’en 2008. Il
s’ensuivrait une baisse des prix
comprise entre 5 et 20 % selon la
localisation et la nature du bien.
Après un recul de près de la moitié
du volume de la commercialisation
de logements neufs entre les
troisième et quatrième trimestres
2008, et la baisse des autorisations
de permis de construire de 17,5 %
sur un an à la fin février 2009, les
notaires prévoient une stabilisation
des volumes.
L’hémorragie semble stoppée par
le succès rencontré par le nouveau
dispositif Scellier et la belle utilisation
commerciale des promoteurs
immobiliers.
Le succès est tel en ce début
d’année que l’on peut parler de
manque de disponibilités sur les
petites surfaces (studios et deux
pièces) bien situées.
Néanmoins, cette stabilisation se
fera sur des volumes inférieurs de
plus de 35 % à ceux de 2007…
La réaction rapide des entreprises à la récession anticipée de 2009
se traduit par une forte remontée
du chômage. Cela ne favorise pas
l’émergence de projets immobiliers,
en dépit d’un pouvoir d’achat
stabilisé grâce à la désinflation
observée.
Pourtant, les conditions du marché
de l’ancien n’ont jamais été aussi
bonnes depuis 2003 grâce à la
baisse :
- des taux, passés de 5,15 % en
novembre 2008 à 4,5 % en mars
2009 ;
- des prix observée sur la même
période.
Ainsi, un dossier de prêt refusé au
premier trimestre 2008, au motif
d’un remboursement trop élevé,
serait aujourd’hui potentiellement
acceptable.
Ce constat encourageant a ses
limites du fait d’une résistance à la
baisse des prix (si la demande s’exprime
plus nombreuse) et celle des
taux (si les banques relèvent leurs
marges indépendamment du taux de
refinancement pratiqué par la BCE
1,25 %).
La baisse annoncée des prix de
l’immobilier est accueillie favorablement
par le marché, qui a besoin
de cette baisse pour se relancer.
Une diminution de l’ordre de 2 %
chaque trimestre (1 % au premier
trimestre 2009) conduirait les prix à leurs niveaux observés fin 2004.
Voilà sans doute venu le temps de
songer à investir…
Les prix sont pratiquement stables tant à la vente qu’à la location par comparaison à la fin de l’année 2008. Sur un an, les loyers augmentent nettement plus que l’inflation.
| Prix du m² à la vente | 3ème trim. 2008 | 4ème trim. 2008 | % de variation du trimestre |
| Metz | 2 182 | 2 151 | -1,42 % |
| Nancy | 2 139 | 2 169 | +1,40 % |
| Reims | 2 199 | 2 200 | 0 % |
Source FNAIM
| Prix du m² à la location | % variation annuelle | Rentabilité brute moyenne en % | |
| Metz | 9,49 | 3,3 | 5,3 |
| Nancy | 9,62 | 4,7 | 5,3 |
| Reims | 10,05 | 3,3 | 5,5 |
Source FNAIM
Fabien VOARINO
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