Il existe des formules d’assurances destinées à sécuriser
les revenus des propriétaires immobiliers en protégeant les
bailleurs des aléas de l’investissement locatif : loyers impayés,
dégradations et litiges liés à l’application du bail.
Leur mise en oeuvre est souvent complexe et nécessite de
s’entourer d’un certain nombre de précautions.
Les assureurs proposent des contrats qui peuvent être souscrits :
Les contrats sont proposés pour
les locaux à usage d’habitation ou
mixtes et parfois pour les baux
professionnels libéraux.
En revanche, les locations saisonnières,
les logements de fonction,
les habitations à usage de résidence
secondaire, les locaux commerciaux,
artisanaux ou ruraux et les immeubles
insalubres ou en état de péril
ne sont en principe pas concernés
par ces contrats.
Si la nature et l’étendue des garanties varient selon les contrats et les sociétés d’assurance, on rencontre la plupart du temps les garanties suivantes :
Chaque garantie est assortie
de conditions d’indemnisations
variables selon les contrats et les
assureurs : franchise, durée de la
garantie, plafonds d’indemnisation,
conditions de déclenchement des
garanties et justificatifs à fournir.
Il est donc indispensable de bien
comparer les contrats proposés.
Les tarifs des assurances varient
entre 2,5 et 3 % du montant annuel
des loyers. Si ce coût vient impacter
négativement le rendement locatif, il
faut tenir compte de la déductibilité
fiscale des primes versées.
Ainsi, pour un logement loué sur la
base de 650 € par mois, le coût de
l’assurance (sur une base 3 %) sera
de 234 € par an. Pour un contribuable
dont la tranche marginale
d’imposition est de 30 %, le coût
net de fiscalité sera de 142 €.
En contrepartie, les indemnités
perçues seront taxables dans la
catégorie des revenus fonciers.
L’assurance "loyers impayés" est
une solution intéressante pour
se couvrir contre les aléas de la
location. Elle ne doit toutefois pas
occulter la sélection des locataires
qui reste primordiale pour éviter
les sinistres.
Ainsi, il convient de noter que
la gestion par les professionnels
de l’immobilier se traduit par un
risque divisé par deux en matière
de risque locatif par rapport à la
gestion directe.
De même, en gestion directe, la
prise en charge du risque est très
souvent refusée par l’assureur car
les conditions tenant au locataire
exigées dans le contrat (garantie,
caution, salaire, état des lieux, suivi
des impayés, …) ne sont pas respectées
par le bailleur.
En tout état de cause, le propriétaire
qui choisit de gérer son
patrimoine immobilier "en direct"
se doit de pratiquer comme un
véritable professionnel à toutes les étapes de sa gestion, afin d’éviter
les désagréments souvent relatés
dans les médias…
Notre avis Il est parfois difficile de mettre
en oeuvre la garantie,
laquelle nécessite que le dossier ait été en amont parfaitement
monté : dépôt de
garantie, cautions, bulletins
de salaire du locataire, état
des lieux, loyer conforme au
marché… |
Les dispositifs ROBIEN et BORLOO transformés en réduction d’impôt La loi de finance rectificative pour 2008 transforme les dispositifs actuels d’amortissement
en réduction d’impôt. Le bénéfice de cette réduction sera placé sous les mêmes conditions
que l’actuel régime ROBIEN. |
Fabien VOARINO
[haut]