Le coup de frein est spectaculaire tant pour les transactions dans
l’ancien que pour les mises en chantier. Cela commence à se voir
dans les prix de l’année 2008.
Les deux premiers trimestres 2009 devraient se traduire par un
véritable réajustement du marché, parfois douloureux…
Les mois d’octobre et de novembre
se traduisent par une chute spectaculaire
du nombre des transactions
dans l’ancien.
Les promesses de vente reculent
selon les régions de 30 à 80 %
par rapport à la même période de
l’année 2007, laissant présager un
début d’année 2009 très difficile.
L’impact sur les prix de vente
constatés en 2008 est limité puisque
les statistiques communiquées par
les notaires portent sur les actes
authentiques (donc sur les promesses
de vente conclues entre octobre
2007 et septembre 2008).
La FNAIM, dans son observatoire
des prix de vente, prévoit une
baisse des prix de 5 à 8 % sur
2008, mais le faible nombre de
transactions enregistrées depuis
quatre mois impacte peu le prix
moyen de 2008…
La FNAIM indique qu’au cours du
mois d’octobre 2008 les prix de
l’ancien ont enregistré une nouvelle
baisse de 1,2 % après la nette inflexion
observée sur septembre (-3,2 %).
De ce fait, la hausse enregistrée sur
les premiers mois de l’année 2008
a été effacée, et le niveau des prix
sur les dix premiers mois est en
recul de 0,7 %.
Compte tenu des premiers éléments
disponibles sur le mois de novembre
et les projections pouvant être réalisées
sur décembre, le recul des prix
sera au moins de 5 % sur 2008.
Les mises en chantier sont en
très fort recul et la situation ne
devrait pas s’améliorer sur le
début de l’année 2009, avec les
conséquences que l’on imagine
sur l’emploi et la croissance.
Dans ce contexte de crise, la loi
de finances pour 2009 prévoit
des aménagements aux dispositifs
actuels et en particulier au dispositif
ROBIEN.
Si celui-ci était dans le collimateur
de madame BOUTIN il y a encore
quelques mois, il semble que la
crise actuelle ait eu raison de ses
velléités de recentrage et que le
dispositif conserve tout son intérêt
pour 2009.
Le marché immobilier est aujourd’hui
dans une situation de quasiblocage
et son redémarrage passe
par un réajustement des prix de
vente.
Les transactions actuelles sont bien
souvent le fait de vendeurs qui n’ont
pas la capacité financière de différer
la vente, au bénéfice d’acquéreurs
opportunistes ayant soit une capacité
d’autofinancement, soit une capacité
à s’endetter…
Les premiers mois de l’année
2009 vont être cruciaux et les
professionnels s’interrogent sur
l’ampleur de la baisse des prix qui
s’annonce.
Si le président de la FNAIM
estime cette baisse à 10 % et
seulement 3 % sur Paris, d’autres
professionnels, comme le réseau
LAFORET, évoquent plutôt des
baisses de 15 à 30 % selon les
secteurs.
Une seule certitude, en cette
période d’instabilité, certaines
opportunités se présentent : pour
les saisir il faudra être réactif et …
solvable.
Fabien VOARINO
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