Quand le pouvoir d’achat est au coeur des débats et quand la réalité devient inacceptable, il faut trouver des responsables.
Dans cet exercice, et face à un public en recherche de coupables, les grands médias savent, mieux que quiconque, dresser les catégories professionnelles les unes contre les autres.
La semaine dernière, on trouvait au meilleur prix, dans les linéaires d’un grand hyper de la région, un choix d’oignons jaunes d’origine Nouvelle-Zélande au prix de 4,10 € le kilo… Pourtant, il y a peu de temps, on savait faire "la soudure" avec les productions locales de ce bulbe lacrymogène et les prix restaient acceptables.
C’est ainsi, la libéralisation des échanges, même si elle a pour but de faire baisser les prix, peut produire l’effet inverse, mais c’est publiquement inavouable. Plutôt que de mettre en évidence la bêtise d’un système qui consiste à aller chercher au bout du monde des produits de chez nous, les médias préfèrent pointer les producteurs d’un doigt accusateur.
L’envolée des prix à la production, amplifi ée par la spéculation, profi te bien moins aux producteurs qu’à tous les intermédiaires. Mais ce fait est trop complexe à expliquer et il est bien plus médiatique d’accuser la production face à des consommateurs démunis d’esprit critique.
Le procès en sorcellerie aujourd’hui bien engagé sur les biocarburants, débaptisés en agrocarburants, est de même nature.
Rendre l’information plus objective impose que celui qui la donne renonce à faire du clientélisme et soit vraiment indépendant.
C’est l’esprit dans lequel nous vous proposons les articles de ce bulletin et nous sommes sûrs que vous en apprécierez la teneur.
Le Directeur
Hubert CARTEL
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