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Bulletins de liaison n°173

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Economie viticole

Le prix, le prix, le prix...

A l’occasion, cette année, de notre 13ème édition de la synthèse du bilan commercial, nous souhaitons aborder la thématique du prix. Dans un contexte champenois dédié à la création de valeur, la gestion de la politique tarifaire est un axe de réflexion majeur.

Chaque année, les rencontres du bilan commercial sont l’occasion, pour nos adhérents équipés des logiciels VITIGESTION et VITIJUNIOR, de faire le point sur leur activité de vente de champagne. C’est aussi un moment privilégié pour réfléchir et échanger sur un aspect de la commercialisation à travers un exposé thématique.

En ce début d’année 2008, nous nous intéresserons à un aspect clé du mix marketing : le prix.

En effet, la conjoncture champenoise actuelle pose un défi aux récoltants manipulants. Si les limites de production de l’AOC laissent présager une hausse des prix de la bouteille de champagne, comment la concilier avec l’inexorable tassement du pouvoir d’achat des ménages dans l’hexagone ?

Le constat est simple. Malgré les efforts mis en place pour développer les ventes à l’export, la France reste toujours le débouché majeur des champagnes de vignerons. Or en 9 mois de présidence, on voit bien que la thématique du pouvoir d’achat est devenue un véritable enjeu national au point de monopoliser l’attention du gouvernement : loi TEPA, loi sur les heures supplémentaires… De nombreuses mesures ont été prises pour tenter de redonner des couleurs à l’économie française et à la consommation des ménages. Il est encore trop tôt pour dire si elles arriveront à limiter les effets de la hausse du prix du pétrole et des matières premières.
Plus que jamais, il plane donc sur notre région le risque d’une Champagne à deux vitesses : l’une qui commercialise en France auprès de consommateurs de plus en plus soucieux de leurs dépenses, et l’autre qui conquiert de nouveaux clients prêts à accéder au mode de vie occidental coûte que coûte.

Les questions sont donc nombreuses :
- Quelle hausse de prix est acceptable par le client français ?
- Comment répercuter la hausse des coûts de transport ?
- Peut-on avoir des prix différents selon le circuit de distribution ? Selon le marché ?
- Quel est mon prix moyen de vente et comment l’améliorer ?
- Ne faut-il pas mieux détourner une partie de mes volumes vers le marché des vins sur lattes ?

Nous vous aiderons à répondre à ces questions lors des réunions qui auront lieu dans les agences d’Epernay, Reims, Bar-sur-Aube et Fère-Champenoise, de 10 h à 12 h. Elles sont ouvertes à l’ensemble de nos adhérents abonnés au Service Conseil.

Mardi 25 mars 2008 : Epernay
Mercredi 26 mars 2008 : Fère-Champenoise
Jeudi 27 mars 2008 : Reims
Vendredi 28 mars 2008 : Bar-sur-Aube

Bertrand TREPO

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